Carte grise en ligne : la démarche sur le site officiel ANTS
Vous venez d’acheter une voiture d’occasion, le vendeur vous a tendu la carte grise barrée et signée, et vous voilà devant votre écran. Les premiers résultats de recherche proposent tous de s’occuper du dossier à votre place, moyennant quelques dizaines d’euros. La démarche se fait pourtant très bien seul, depuis la table de la cuisine, avec un compte que vous possédez sans doute déjà. Voici le parcours réel, de la connexion au courrier qui arrive dans votre boîte aux lettres.
Un seul site, et une seule porte d’entrée
L’immatriculation des véhicules relève de l’Agence nationale des titres sécurisés, l’ANTS. Tout se joue sur son portail, immatriculation.ants.gouv.fr : il n’y a plus de guichet en préfecture pour les cartes grises, ni de dossier à envoyer par la poste. Une application officielle, Simplimmat.gouv, couvre désormais la vente et l’achat entre particuliers depuis un téléphone.
Pour entrer, inutile de créer un identifiant de plus. Service-Public.fr indique que la demande se fait avec l’identifiant et le mot de passe de l’un de ces comptes : impots.gouv, ameli, L’Identité Numérique (La Poste), Yris, MSA, France Identité ou TrustMe. Si ce mécanisme ne vous dit rien, notre mode d’emploi de FranceConnect vous aide à choisir. Vous pouvez aussi ouvrir un compte ANTS avec une simple adresse mail : dans ce cas, donnez-lui d’emblée un mot de passe long et unique, puisqu’il commande l’accès à un titre officiel.
Ce qu’il faut réunir avant de commencer
La pièce qui manque le plus souvent, c’est le code de cession. Le vendeur l’obtient à la fin de sa propre démarche, « Vendre ou donner mon véhicule », et vous le transmet : d’après la fiche de Service-Public.fr consacrée au véhicule d’occasion, il est valable 15 jours. Passé ce délai, il faut rappeler le vendeur — raison de plus pour faire la démarche dans la foulée de l’achat.
Prévoyez également le certificat de cession signé des deux parties, l’ancienne carte grise barrée, un justificatif de domicile et une pièce d’identité, ainsi que la preuve du contrôle technique : pour une voiture particulière de plus de quatre ans, il doit dater de moins de six mois au moment de la vente. Numérisez ou photographiez chaque document à plat, entier, à la lumière du jour. Un coin coupé ou un reflet suffit à faire rejeter le dossier, et la reprise coûte plusieurs jours.
Ce qui se passe une fois la demande validée
Vous ne repartez pas les mains vides. Un certificat provisoire d’immatriculation, le CPI, est délivré immédiatement : imprimez-le et gardez-le dans le véhicule. Il vous autorise à rouler pendant un mois, uniquement en France — détail à retenir si un déplacement à l’étranger est prévu.
La carte grise définitive, elle, arrive par La Poste en lettre suivie. Service-Public.fr reste prudent sur le délai : le traitement « peut prendre quelques jours, voire plusieurs semaines pour les cas les plus complexes ». Vous pouvez suivre l’acheminement avec votre numéro d’immatriculation, ou avec le numéro de suivi postal communiqué par courriel ou par SMS. Un cas fait exception : lors d’un simple changement d’adresse, ce n’est pas un nouveau titre qui arrive mais une étiquette autocollante, expédiée en courrier ordinaire ; si elle n’est pas là vingt jours après le dépôt de la demande, signalez-le à l’ANTS.
Repérer ceux qui font payer ce qui est gratuit
Un intermédiaire n’est pas forcément un escroc. Les professionnels habilités par le ministère de l’Intérieur — garages, concessionnaires, mandataires — peuvent déposer le dossier à votre place, et leur annuaire figure sur le site de l’ANTS. Simplement, la somme facturée pour cette prestation est « librement fixée par le professionnel », et elle s’ajoute au coût du titre : vous payez un service, pas la démarche.
Le problème vient des sites qui imitent l’administration sans rien dire de leur nature commerciale. Deux vérifications les démasquent. L’adresse, d’abord, dans la barre du navigateur : les services de l’État français se terminent par .gouv.fr, et rien d’autre. Les mentions légales, ensuite, où un intermédiaire est tenu de se nommer — le même examen que pour une commande sur une boutique inconnue.
Viennent enfin les messages. « Votre carte grise est en attente de régularisation », « complément de taxe à régler sous 48 heures » : Cybermalveillance.gouv.fr rappelle qu’il ne faut jamais répondre à ce genre de sollicitation, mais contacter soi-même le service concerné, par téléphone ou en se connectant à son espace personnel. Nos signes qui trahissent un mail frauduleux valent ici mot pour mot.
L’erreur la plus coûteuse se commet pourtant avant l’écran, sur le trottoir : repartir avec les clés sans le code de cession du vendeur, ou avec un certificat de cession rempli à moitié. Relisez les deux documents avant de vous serrer la main — le reste ne sera qu’une demi-heure de formulaire.
Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle.
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