Cookies : que faut-il accepter ou refuser sur les sites web ?

Par Élise Baudry · Publié le

Écran d'ordinateur éteint reflétant la fenêtre d'un salon le matin, plante verte et rideaux clairs en arrière-plan

« Accepter tout », « Continuer sans accepter », « Paramétrer mes choix » : impossible d’ouvrir un site sans que cette question surgisse. Beaucoup cliquent au plus vite, sans savoir ce qu’ils viennent d’autoriser. Prenons cinq minutes pour comprendre ce qui se joue derrière ces bandeaux : vous verrez qu’il n’y a ni piège inévitable ni raison de s’inquiéter, seulement des choix que vous pouvez faire en connaissance de cause.

Selon la définition de la CNIL, un cookie est un petit fichier déposé par un site dans votre appareil, ordinateur, téléphone ou tablette, et associé au domaine de ce site. À chaque visite, le site peut relire ce fichier et retrouver les informations qu’il y a notées.

En soi, rien de malveillant : c’est même souvent utile. C’est grâce à un cookie qu’un site vous garde connecté d’une page à l’autre, retient le contenu de votre panier ou mémorise votre langue. Ces cookies dits techniques sont nécessaires au fonctionnement du service et ne posent pas question, c’est pourquoi les bandeaux ne vous demandent pas votre avis à leur sujet.

Le débat porte sur une autre famille : les cookies de suivi, le plus souvent publicitaires, qui reconnaissent votre navigateur de site en site pour reconstituer vos habitudes et cibler les annonces. Ceux-là ne peuvent être déposés qu’avec votre accord : c’est tout l’objet du bandeau.

Ce que vos clics changent vraiment

Première chose à savoir : refuser ne casse rien. Le site fonctionne, les articles se lisent, le panier se remplit. Vous verrez toujours de la publicité, elle sera simplement moins ciblée sur vos centres d’intérêt.

Deuxième chose : refuser doit être aussi facile qu’accepter. Ce n’est pas un vœu pieux mais une exigence de l’autorité française de protection des données, qui a adressé, selon le bilan publié par la CNIL, environ 90 mises en demeure depuis mai 2021 à des organismes dont les bandeaux compliquaient le refus. Concrètement, un bouton « Tout refuser » ou « Continuer sans accepter » doit être accessible dès le premier écran ; s’il faut fouiller trois menus pour dire non, le site est en tort, pas vous.

Troisième chose : rien n’est définitif. Un consentement donné se retire, en général par un lien « Gérer mes cookies » en pied de page. Cliquer trop vite un jour n’engage pas votre navigateur à vie.

D’où une conduite simple : sur les sites que vous fréquentez tous les jours et auxquels vous faites confiance, acceptez si les services rendus vous conviennent ; partout ailleurs, refusez par défaut. C’est particulièrement vrai sur une boutique découverte du jour, où le bandeau arrive avant même nos fameuses vérifications avant d’acheter en ligne ; et les sites administratifs, eux, restent volontairement sobres, comme vous l’avez peut-être constaté en suivant notre mode d’emploi de FranceConnect.

Reprendre la main dans votre navigateur

Votre navigateur offre un second niveau de contrôle, indépendant des bandeaux. La CNIL détaille, navigateur par navigateur, comment limiter et effacer les cookies : chaque réglage se trouve dans les paramètres, rubrique confidentialité, de Firefox, Chrome, Edge ou Safari.

Deux gestes suffisent pour l’essentiel. D’abord, un nettoyage ponctuel : effacer les cookies stockés fait repartir votre navigateur d’une page blanche. Sachez seulement que les sites vous « oublieront » aussi : il faudra vous reconnecter à vos comptes, bonne occasion de vérifier que chacun a un mot de passe digne de ce nom, notre méthode pour créer un bon mot de passe est là pour ça. Ensuite, un réglage durable : la plupart des navigateurs permettent de bloquer les cookies tiers, ceux que déposent les régies publicitaires sur les sites que vous visitez, sans gêner les cookies du site lui-même.

Quant à la navigation privée, elle efface les cookies à la fermeture de la fenêtre, ce qui est pratique sur un ordinateur partagé, mais elle ne vous rend pas invisible pour autant.

Cinq minutes pour être tranquille

Retenez l’essentiel : les cookies techniques vous rendent service, les cookies de suivi attendent votre permission, et cette permission vous appartient, dans un sens comme dans l’autre. Un refus par défaut sur les sites de passage, un choix assumé sur vos sites familiers, un nettoyage de temps en temps : voilà toute la discipline nécessaire. Les bandeaux ne deviendront pas plus rares, mais ils viennent de perdre leur pouvoir d’agacement : vous savez désormais exactement quoi leur répondre.

Cet article a été rédigé avec l'aide d'une intelligence artificielle.
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